Pourquoi les voitures modernes ne font plus vibrer. Et si un retour en arrière était possible ?

Pourquoi les voitures modernes ne font plus vibrer. Et si un retour en arrière était possible ?

La BMW 2002 fait partie des automobiles qui dépassent leur simple fonction de moyen de transport pour porter toute une entreprise.

À la fin des années 1960, BMW cherchait encore sa véritable identité. C’est alors qu’est apparue une berline compacte, légère, audacieuse et capable de rivaliser avec des modèles bien plus puissants et coûteux sur les routes sinueuses. La 2002 Turbo affichait même l’inscription « turbo » à l’envers sur son spoiler avant, afin que les conducteurs qui la précédaient puissent la lire dans leur rétroviseur. C’était une époque où l’automobile savait encore sourire.

Les chiffres racontent une histoire

La 2002 originale mesurait à peine 4 230 mm de long et pesait moins d’une tonne. L’actuelle BMW Série 2 Coupé, son héritière spirituelle la plus proche, dépasse les 4 432 mm et peut atteindre jusqu’à 1 685 kg sur la balance. Un coupé sportif plus long que certaines berlines familiales qu’il distançait autrefois. Les places de stationnement, elles, n’ont pas suivi la même évolution. Ce n’est pas un hasard si vos capteurs de recul sont plus sollicités que jamais.

Comment en est-on arrivé là ?

Les designers automobiles n’ont pas soudainement perdu leur sens des proportions. Les véhicules modernes doivent répondre à des normes de sécurité, des réglementations antipollution et des impératifs aérodynamiques toujours plus exigeants, ainsi qu’aux attentes de marchés mondiaux aux besoins très différents et à des plates-formes électriques au poids imposant. Au cours des 30 dernières années, la voiture moyenne s’est élargie de 10 cm, allongée de 25 cm, rehaussée de 20 cm et a pris près de 450 kg. Cet embonpoint n’est pas le fruit d’un excès de créativité. Elle résulte de contraintes réglementaires, techniques et industrielles.

Puis les SUV ont commencé à déferler : les consommateurs ont suivi le mouvement et les constructeurs ont emboîté le pas. Même les coupés ont fini par adopter ces proportions imposantes. La retenue esthétique, que des modèles comme la BMW 2002 avaient pratiquement inventée, a laissé place à des protections en plastique brut et des calandres toujours plus imposantes.

Peut-on revenir en arrière ?

Les designers de BMW aujourd’hui ne griffonnent plus leurs esquisses sur un coin de table. Ils doivent répondre aux exigences des législateurs, des comptables, des services marketing et de quatre continents simultanément. Le talent est toujours là, mais la liberté, elle, fait souvent défaut. Pourtant, des signes annonciateurs d’un changement apparaissent. Le succès de modèles plus légers et davantage centrés sur le plaisir de conduite, comme la Toyota GR86 ou l’Alpine A110, démontre que les clients n’ont pas totalement renoncé à l’idée d'une voiture privilégiant les sensations aux dimensions excessives. Et les constructeurs commencent à en prendre conscience. 

Ce que la BMW 2002 a prouvé, et qui demeure une vérité absolue, c’est qu’une voiture n’a pas besoin d’être imposante pour laisser une empreinte durable. Elle doit avant tout être cohérente avec sa mission. L’envie de retrouver cette philosophie n’a jamais disparu. Elle a simplement été éclipsée pendant un temps par d’autres tendances.

Si vous recherchez un modèle réellement adapté aux routes mauriciennes plutôt qu’un véhicule qui les domine par son seul gabarit, découvrez les offres disponibles sur AutoCloud. Après tout, les meilleures voitures ne sont pas toujours les plus grandes. 


Partager ceci:

S'abonner à la newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter

Partager ceci:
loder image